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Erreur de la banque ? Oui, mais en sa faveur.

CONSOMMATION. Certes, la protection des usagers a progressé grâce à divers textes de loi. De nombreux abus demeurent toutefois, toujours au détriment des clients.
[…] Trop d’anomalies sur le TEG.

LE TAUX EFFECTIF GLOBAL, ou TEG, est à la fois un résumé de ce que va coûter, tout frais inclus, un crédit immobilier, et un outil de comparaison entre les offres des banques.
Pour les prêts à la consommation, on parle de TAEG, avec un « A » comme annuel. Voulu par le législateur, ils sont aujourd’hui très encadrés. Malgré les textes, la jurisprudence et même une directive européenne qui détaillent ce que doit prendre en compte un TEG, les erreurs perdurent. Elles sont même fréquentes pour les prêts immobiliers : « On a trouvé des erreurs dans 90 % des 10 000 contrats de prêts que nous avons analysés depuis fin 2011 », explique Jean-Paul Mattei, président de la Financière Autrement, société spécialisée dans l’audit de contrats de prêts. Dans le top 3, les experts ont débusqué « le calcul des intérêts sur 360 jours et non 365 comme le prévoit la loi, l’oubli de frais comme la part sociale à payer si on entre dans une banque mutualiste, et enfin le coût précis des garanties prises par la banque (hypothèque, par exemple), parfois oublié, souvent sous-évaluées », détaille Jean-Paul Mattei qui ne cite aucun établissement, précisant que « les banques généralistes habituées de ces erreurs sont dans le top 5. Mais il y a aussi énormément d’erreurs avec les banques spécialisées ».

> Lire l’article du Parisien du 12 décembre 2014.