Comment économiser sur votre assurance emprunteur ?

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On parle en France de 8 millions de contrats de prêts immobiliers en cours, soit autant d’emprunteurs ayant souscrit une assurance de prêt souvent bien trop chère. En effet, le coût de l’assurance peut aller jusqu’à représenter 30% du montant total du crédit… Cependant on observe d’importantes disparités quant au coût de l’assurance emprunteur. Focus sur les économies réalisables en quelques clics :

Co-emprunteurs, jouez sur les quotités :

Il s’agit du niveau de couverture en cas de prise en charge par l’assurance.
Dans le cas d’un seul emprunteur, il devra obligatoirement s’assurer à 100% du montant de son emprunt.
Dans le cas de plusieurs co-emprunteurs, l’addition des quotités devra correspondre au minimum à 100% et au maximum à 200%. Ils peuvent alors choisir de répartir les quotités, par exemple à 30/70% (cela signifie que si le premier emprunteur décède, l’assurance prendra en charge 70% des mensualités et l’emprunteur survivant continuera à rembourser les 30% restants), ou encore 100/100% (en cas de décès de l’un des deux emprunteurs, l’assurance remboursera intégralement le crédit).
Réduire les quotités en choisissant une répartition à 50/50 % au lieu de 100/100% est moins sécurisant mais permet d’abaisser de manière visible le coût de l’assurance.

Souscrivez uniquement aux garanties exigées :

Les garanties exigées par les banques varient selon que vous empruntez pour louer un bien ou pour y habiter.
Les garanties obligatoires lors de l’achat d’un bien immobilier sont donc les garanties Décès et PTIA, qui représentent 60% du coût global de l’assurance. Ce sont les seules garanties nécessaires pour un investissement locatif, aussi si c’est votre cas, ne pas souscrire aux autres garanties vous permettra des économies !
Les emprunteurs achetant un bien pour y vivre devront néanmoins souscrire aux garanties ITT et IPT, qui représentent respectivement entre 20% et 25% du coût de l’assurance. La garantie IPP n’est pas systématiquement exigée, ainsi que la garantie Perte d’emploi qui est rarement souscrite (5% des dossiers), et pour cause ! Particulièrement onéreuse, elle est aussi très limitative, entre une indemnisation partielle et le fait de ne couvrir qu’une durée limitée du chômage.
Même si les garanties les plus onéreuse sont celles obligatoires, à savoir DC/PTIA, on constate que les investisseurs locatifs paieront leur assurance nettement moins cher que les emprunteurs achetant un bien pour y vivre.

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CALCULEZ VOS ECONOMIES

En début de prêt, choisissez une assurance externe aux banques :

Ce choix est déterminant car il permettra à l’emprunteur de réaliser de solides économies en divisant ses cotisations d’assurance par 2, ou bien au contraire de les voir grimper en flèche.
Votre banquier vous proposera systématiquement l’assurance groupe liée à la banque, mais vous êtes libre depuis 2010, grâce à la loi Lagarde, de déléguer votre assurance, autrement dit de choisir un contrat externe aux groupes bancaires, qui réduira vos cotisations en moyenne de 50%.
Pourquoi cet écart ? Tout d’abord car l’emprunteur n’a plus à payer la marge de la banque. De plus, en délégation, l’assurance est individualisée, donc elle s’adapte en fonction du profil de chaque client, contrairement à l’offre des banques dont le coût est calculé sur la base d’un âge et de risques moyens. Enfin, les contrats de groupe bancaire appliquent des cotisations mensuelles fixes sur toute la durée du crédit, alors que les assurances externes proposent des cotisations dégressives. Le coût mensuel de l’assurance baissera donc au fur et à mesure du remboursement du prêt !

En cours de prêt, changez votre assurance :

Depuis février 2014, la loi Hamonpermet aux consommateurs de pouvoir changer d’assureur, et ce dans un délai d’un an à compter de la date de signature de leur offre de prêt. En trois ans, plus de 5% des propriétaires ont résilié leur assurance contractée auprès de leur banque*.
Mais la loi Bourquin, effective depuis Mars 2017 pour les nouveaux contrats souscrits mais étendue à tous les propriétaires à partir du 1er Janvier 2018, va bien plus loin : elle autorise la résiliation annuelle de l’assurance pour lui en substituer une autre au choix de l’emprunteur. A chaque date d’anniversaire, les propriétaires toujours en cours de crédit peuvent désormais faire jouer la concurrence pour adhérer au contrat d’assurance de prêt le moins onéreux.
Que vous choisissiez de déléguer votre assurance dès le début du prêt ou de résilier votre ancienne assurance pour en souscrire une autre en cours de prêt, sachez qu’en aucun cas votre banque ne peut modifier le taux d’intérêt ni les conditions octroyées, et encore moins appliquer des frais. Réassurez-moi, courtier en ligne, propose un simulateur simple et gratuit qui vous permettra d’avoir une visibilité immédiate sur les économies réalisables et la marche à suivre pour les mettre en place.

*Source : Etude effectuée par Réassurez-moi dans le respect de la norme internationale ISO 20252.

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