Lerecours - blog - Mensualités d'emprunt tirelire cochon

Négocier un meilleur taux avec sa banque

C’est à première vue la solution la plus facile. Votre taux d’intérêt dépasse les 3 %, vous avez de l’épargne dans votre banque, vous avez beaucoup de flux sur votre compte, vous n’êtes jamais à découvert plus de quelques jours par mois, vous avez systématiquement souscrit les assurances proposées par votre banquier, et dernièrement vous lui avez même pris un téléphone portable et votre système d’alarme. On peut alors le dire, vous êtes le rêve de toutes les banques et c’est sans conteste que votre banquier attitré se pliera à vos exigences. Seulement voilà, rares sont les consommateurs qui ont ce profil parfait (pour ne pas dire surréaliste). C’est donc naturellement que votre banquier va vous présenter ses arguments chocs, il va gentiment vous dire « vous savez quand on vous a prêté cet argent, nous l’avons acheté sur les marchés monétaires à un certain prix… si on vous baisse le taux, nous allons perdre de l’argent… » de quoi ressortir K-O dès le premier round.

Faire racheter son crédit par un concurrent de sa banque

Votre banquier vous a énervé et vous sollicitez un courtier pour vous faire racheter votre prêt. Il faut intégrer dans votre raisonnement deux pièges : l’indemnité de remboursement anticipé que vous aurez à payer à votre ancienne banque, et la rémunération du courtier. A savoir également que les taux d’intérêt concernant les rachats de prêt sont largement supérieurs aux taux d’intérêt « normaux » du marché immobilier. La surprise peut donc être totale lors du calcul du coût réel du rachat de crédit !

Faire une action TEG

Votre banque n’a pas voulu négocier dans les proportions que vous souhaitiez, et aucun courtier ne vous a fait une offre acceptable. Il reste l’arme absolue : faire vérifier si le TEG de votre prêt est correct ou pas. En cas de TEG erroné (et ce n’est pas la seule anomalie possible sur un prêt immobilier), il est beaucoup plus facile de retourner voir sa banque – en étant accompagné cette fois-ci- pour tenter une renégociation du taux. Toutefois, les banques n’aiment pas vraiment être sous les feux des projecteurs et n’accèdent que rarement à ces demandes. Il faut donc user de finesse et ne pas être trop gourmand dans la phase amiable de la procédure TEG. En cas d’échec, il reste la voie de l’action judiciaire. La patience devra alors être votre qualité première car dans la majorité des cas ces dossiers se terminent en appel, soit au moins 3 ans après avoir commencé l’action… mais c’est sans doute avec cette solution que vous gagnerez le plus d’argent, si vous êtes bien accompagné ! Préférez toujours un mariage d’amour au mariage de raison…